Je préfère le dissensus dur au caramel mou
Medusa – Il Caravaggio
Parfois on aimerait, face à la violence du monde, qu’un garçon vous prenne dans ses bras et murmure : « Ça ira, je suis là, on connaîtra des jours meilleurs… »
dimanche 16 octobre 2016
Petites humeurs du jour - Le Guide Chaix
J'ai peu de temps pour écrire plus sérieusement que je ne voudrais le faire. Je m'en remets ainsi à quelques petites humeurs du jour que me permet le dimanche.
J'en remets une couche d'abord sur Guillaume Gallienne : on en a viré sur cette radio à publicité insupportable qu'est France Inter pour moins que ça. Heureusement, les mauvais esprits que sont Charline Vanhoenacker, Guillaume Meurice et Alex Visorek secouent un peu les attitudes bien conventionnelles par ailleurs. J'en reviens à Gallienne : ce con est un inculte. J'avais déjà souligné qu'il ignorait la prononciation de "gageure". Ce type est à la Comédie française, madame (pourquoi dis-je madame, alors que mes lecteurs sont à nonante pour cent des mecs ?) ! Et à la Comédie française, on n'est plus tenu d'avoir un minimum de connaissance de la langue française et de ses auteurs. A moins que, comme je le disais précédemment, la Comédie française ait été investie par les clowns. Belle métaphore : les rhinocéros ont mis de gros nez de clowns, Déjà l'Académie française, a bien fait de recevoir Finkielkraut et quelques autres. Jean d'Ormeuhsson, par exemple. J'y reviendrai.
Je parlais de Gallienne. Outre sa diction lénifiante, son ton mou, son propos est de donner à connaître quelques grandes pages de la littérature. Prétentieux. Cuistre ! Encore faudrait-il que tu les aies lu, les bouquins, et pas donnés à préparer à une vague assistante (je suis sûr que c'est une fille cette fois, filles qui sont meilleures lectrices que les mecs), payée trois francs six sous comme intermittente du spectacle, qui te laisse lire les textes, la seule chose que tu fasses, et que tu fais mal.
Hier mes oreilles ont été écorchées par l'incompréhension que tu as de ce texte. Si tu avais un minimum de culture, parlant de Michel Butor, décédé récemment, et de son fameux bouquin La modification, tu n'aurais pas prononcé "le guide chè" pour parler de l'indicateur des chemins de fer. Evidemment plus personne ne consulte le Guide Chaix, à prononcer chèxe comme sexe, à une époque où les horaires des trains sont maintenant sur Internet et où on les consulte sur son smartphone, et plus sur le Guide Chaix. D'ailleurs les trains, les bandits qui dirigent la SNCF sont en cours de les supprimer de plus en plus. Le grignotage progressif du service public sous la gauche est un beau cadeau à l'extrême droite.
Enfin bref, ce con, lisant La modification de Michel Butor, parlait du Guide Chè. Je ne peux que redire qu'il y a encore beaucoup de jeunes comédiens, de talent, souvent très beaux, même si ça ne se voit pas à la radio, et parfois cultivés, qui pourraient tout aussi bien et sûrement mieux nous proposer des lectures de textes à la radio que Guillaume Gallienne, qui est, je le redis un garçon inculte. Et qui ne prépare pas les textes qu'il nous assène de sa voix mollassonne.
J'en remets une couche d'abord sur Guillaume Gallienne : on en a viré sur cette radio à publicité insupportable qu'est France Inter pour moins que ça. Heureusement, les mauvais esprits que sont Charline Vanhoenacker, Guillaume Meurice et Alex Visorek secouent un peu les attitudes bien conventionnelles par ailleurs. J'en reviens à Gallienne : ce con est un inculte. J'avais déjà souligné qu'il ignorait la prononciation de "gageure". Ce type est à la Comédie française, madame (pourquoi dis-je madame, alors que mes lecteurs sont à nonante pour cent des mecs ?) ! Et à la Comédie française, on n'est plus tenu d'avoir un minimum de connaissance de la langue française et de ses auteurs. A moins que, comme je le disais précédemment, la Comédie française ait été investie par les clowns. Belle métaphore : les rhinocéros ont mis de gros nez de clowns, Déjà l'Académie française, a bien fait de recevoir Finkielkraut et quelques autres. Jean d'Ormeuhsson, par exemple. J'y reviendrai.
Je parlais de Gallienne. Outre sa diction lénifiante, son ton mou, son propos est de donner à connaître quelques grandes pages de la littérature. Prétentieux. Cuistre ! Encore faudrait-il que tu les aies lu, les bouquins, et pas donnés à préparer à une vague assistante (je suis sûr que c'est une fille cette fois, filles qui sont meilleures lectrices que les mecs), payée trois francs six sous comme intermittente du spectacle, qui te laisse lire les textes, la seule chose que tu fasses, et que tu fais mal.
Hier mes oreilles ont été écorchées par l'incompréhension que tu as de ce texte. Si tu avais un minimum de culture, parlant de Michel Butor, décédé récemment, et de son fameux bouquin La modification, tu n'aurais pas prononcé "le guide chè" pour parler de l'indicateur des chemins de fer. Evidemment plus personne ne consulte le Guide Chaix, à prononcer chèxe comme sexe, à une époque où les horaires des trains sont maintenant sur Internet et où on les consulte sur son smartphone, et plus sur le Guide Chaix. D'ailleurs les trains, les bandits qui dirigent la SNCF sont en cours de les supprimer de plus en plus. Le grignotage progressif du service public sous la gauche est un beau cadeau à l'extrême droite.Enfin bref, ce con, lisant La modification de Michel Butor, parlait du Guide Chè. Je ne peux que redire qu'il y a encore beaucoup de jeunes comédiens, de talent, souvent très beaux, même si ça ne se voit pas à la radio, et parfois cultivés, qui pourraient tout aussi bien et sûrement mieux nous proposer des lectures de textes à la radio que Guillaume Gallienne, qui est, je le redis un garçon inculte. Et qui ne prépare pas les textes qu'il nous assène de sa voix mollassonne.
Phil Glass - ReDo String Quartet
Quartet n°2 "Company" de Phil Glass pour accompagner un dimanche un peu grisouilleux. Passez le bon quoi qu'il en soit : écoutez ou faites de la musique, allez au cinéma si un film vous tente, passez-vous un DVD avec ou sans pote... Ou roupillez toute la journée, c'est toujours ça que les emmerdeurs ne vous voleront pas !
samedi 15 octobre 2016
Salut à Pierre Etaix
Je n'aime pas le cirque et les clowns ne m'ont jamais fait rire. J'ai plutôt le souvenir autrefois d'un moment de terreur quand un clown se préparait sur le boulevard et se maquillait avec du fard blanc. Je crois que je n'aime pas les blancs non plus, pas plus que les catholiques. C'est peut-être ça, d'ailleurs, le problème de ce pays: un pays de clowns au visages trop blancs qui ne se plaisent que dans des cérémoniels archaïques, vêtus de costumes aux tailles démesurées et hurlant leur joie imbécile de ne se trouver bien qu'entre clowns. Un monde psychiatrique.
Le monde de l'enfance, celui d'une rêverie infinie, où les gens qui se prennent au sérieux n'ont pas leur place, Pierre Etaix l'avait investi sans jamais l'avoir quitté. Il m'avait un peu réconcilié avec les clowns, sans m'avoir vraiment convaincu toutefois. Le monde du cirque est peut-être trop une caricature de la misère du monde, celle filmée par Tod Browning, y compris celle des animaux.
J'ai pourtant aimé le cinéma de Tod Browning et celui de Pierre Etaix qui n'ont presque que le cirque comme point commun. J'ai toujours eu dans un coin de mon crâne la petite musique, légère, de Yoyo qui disait que Pierre Etaix était un poète de l'image et du son. En France, pays de clowns, on n'aime pas la poésie et l'on laisse croire qu'on aime quelques poètes.
Pierre Etaix fut un peu oublié, même si Télérama lui rendait parfois hommage. Il conservera une très belle place, aux côtés de Jacques Tati, dans un amour de la dérision où il retrouvait parfois Cocteau.
J'ai pourtant aimé le cinéma de Tod Browning et celui de Pierre Etaix qui n'ont presque que le cirque comme point commun. J'ai toujours eu dans un coin de mon crâne la petite musique, légère, de Yoyo qui disait que Pierre Etaix était un poète de l'image et du son. En France, pays de clowns, on n'aime pas la poésie et l'on laisse croire qu'on aime quelques poètes.
Pierre Etaix fut un peu oublié, même si Télérama lui rendait parfois hommage. Il conservera une très belle place, aux côtés de Jacques Tati, dans un amour de la dérision où il retrouvait parfois Cocteau.
Pierre Etaix est parti pour son dernier tour de magie : salut à lui, révérence au poète.
vendredi 14 octobre 2016
jeudi 13 octobre 2016
Bernardo Casertano - Dino
Dans la suite du "Théâtre de la Cruauté" dont Antonin Artaud avait défini l'implication de l'acteur, offrant son corps en jeu dans une mise en situation sans artifice, quelques comédiens s'efforcent de se jeter en scène dans une recherche d'existence, de faire comprendre comment se passe la manière d'être au monde, d'être aux autres, de trouver un langage quand il est souvent si difficile de s'exprimer. Dans cette marge des choses, il faut parfois apprendre ou réapprendre à vivre quand la vie elle-même ne sait pas être simple, quand tout geste, tout acte est un combat pour dire que l'on essaie d'exister.
C'est un théâtre particulièrement difficile. On en appréciera ici la part de cruauté réelle qui fait du comédien ce médium entre le monde social et le renoncement à demeurer inerte.
J'avais présenté il y a bientôt deux ans (!) une vidéo du Cri du corps de Benito Gutmacher, comédien d'origine argentine, dont le travail était fondé sur cette même démarche du "Théâtre de la Cruauté". On peut revoir Benito Gutmacher en cliquant ici : clic!
Bernardo Casertano a été vu dans ce blog dans le clip vidéo qui raconte un instant de rencontre et de vie de deux garçons en Italie, sur le fond de la chanson de Bruno Martino Estate, où il est le compagnon du garçon joué par Alexandre Styker. C'était le 16 mai dernier. On peut aussi revoir la vidéo en cliquant ici : clic!
Dernier conseil : prenez votre respiration avant de regarder Bernardo Casertano.
C'est un théâtre particulièrement difficile. On en appréciera ici la part de cruauté réelle qui fait du comédien ce médium entre le monde social et le renoncement à demeurer inerte.
J'avais présenté il y a bientôt deux ans (!) une vidéo du Cri du corps de Benito Gutmacher, comédien d'origine argentine, dont le travail était fondé sur cette même démarche du "Théâtre de la Cruauté". On peut revoir Benito Gutmacher en cliquant ici : clic!
Bernardo Casertano a été vu dans ce blog dans le clip vidéo qui raconte un instant de rencontre et de vie de deux garçons en Italie, sur le fond de la chanson de Bruno Martino Estate, où il est le compagnon du garçon joué par Alexandre Styker. C'était le 16 mai dernier. On peut aussi revoir la vidéo en cliquant ici : clic!
Dernier conseil : prenez votre respiration avant de regarder Bernardo Casertano.
mercredi 12 octobre 2016
D'amants et d'émigrants Mamma mia, dammi cento lire
"Maman , donne moi cent lires, je veux aller en Amérique !"
Comme l'Amérique a pu faire rêver ! De quoi sont faits nos rêves aujourd'hui ?
Comme l'Amérique a pu faire rêver ! De quoi sont faits nos rêves aujourd'hui ?
mardi 11 octobre 2016
lundi 10 octobre 2016
Jean-Louis Barrault - Les paravents
En 1966, Jean-Louis Barrault monte Les paravents de Jean Genet sur la scène de l'Odéon. Quatre ans après l'indépendance de l'Algérie, l'extrême droite en France semble insupportée qu'on lui rappelle par le théâtre ce que pouvait être un regard sur l'Algérie française considérée depuis les faux semblants indiqués par les paravents...
Jean-Louis Barrault est ici magnifique de sincérité – bénéficiant peut-être d'une grande part de naïveté – mais face à Michel Droit, parangon de ce que pouvait être un journaliste du Figaro : lèche-cul gaulliste, nationalard qui lança plus tard contre Gainsbourg une cabale lors de la Marseillaise reggae. Elle fit dire alors à Gainsbourg : «On n'a pas le con d'être aussi Droit». On a parfois l'impression que l'époque pouvait être bon enfant face aux levées de crétins qui aujourd'hui lâchent sans complexe leur goût de la haine raciste.
Ce serait toutefois une terrible erreur de perspective.
Jean-Louis Barrault est ici magnifique de sincérité – bénéficiant peut-être d'une grande part de naïveté – mais face à Michel Droit, parangon de ce que pouvait être un journaliste du Figaro : lèche-cul gaulliste, nationalard qui lança plus tard contre Gainsbourg une cabale lors de la Marseillaise reggae. Elle fit dire alors à Gainsbourg : «On n'a pas le con d'être aussi Droit». On a parfois l'impression que l'époque pouvait être bon enfant face aux levées de crétins qui aujourd'hui lâchent sans complexe leur goût de la haine raciste.
Ce serait toutefois une terrible erreur de perspective.
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