Je préfère le dissensus dur au caramel mou

Je préfère le dissensus dur au caramel mou
Medusa – Il Caravaggio

Parfois on aimerait, face à la violence du monde, qu’un garçon vous prenne dans ses bras et murmure : « Ça ira, je suis là, on connaîtra des jours meilleurs… »

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dimanche 17 juin 2018

Portrait d'un jeune homme grec

Il y a quelques mois ce portrait était en vente publique. J'en suis tombé immédiatement amoureux. Il fut peint par le grand Yánnis Tsaroúchis en 1966, à Athènes, j'imagine.  Il appartient à une série de différents portraits de jeunes gens peints par Yánnis Tsaroúchis. Je n'ai pas retrouvé sa trace dans le catalogue édité par le Musée Benaki qui a réalisé en 2010 la magnifique exposition rétrospective consacrée au peintre disparu en 1989.

Il se dégage de son regard une gravité, ou peut-être davantage, une interrogation face au monde, qui me paraît bouleversante. Je n'ai pu l'acheter, trop coté pour mon pauvre budget. Ce jeune homme, qui devait avoir une vingtaine d'années en 1966, en a cinquante-deux de plus aujourd'hui, s'il vit encore. Ce n'est sans doute pas tout à fait un vieillard. Je me plais à imaginer qu'un jour je l'ai croisé, le visage hâlé, maintenant tanné, le dos encore droit autant que sa détermination à avancer sans détour dans la vie, dans une rue d'Athènes, vers le boulevard Sygrou, ou encore la petite rue de Tripodon, se dirigeant vers le monument de Lysicrate où il avait rendez-vous avec un jeune homme, négligeant le fait que cinquante-deux ans auparavant, Yánnis Tsaroúchis avait immortalisé les traits de sa jeunesse.

Mon émoi, pensant à lui aujourd'hui autant qu'alors, conserve toute son intensité.


Yánnis Tsaroúchis - Portrait d'un jeune homme- huile sur carton et toile - 1966

lundi 25 décembre 2017

Ma crèche de Noël

Les formes que peut prendre une représentation sont forcément changeantes, au gré des espaces, au gré des âges. Le thème du «bon pasteur» qui s'occupe avec amour de ses ouailles, de son cheptel (mais oui, les termes «cheptel» et «capital» sont de même origine!), des belles natures de ceux dont il a la responsabilité, est vieux comme l'histoire du monde !

J'aime l'idée que le jour de Noël, ce soit un beau garçon qui vienne ainsi animer la crèche, sans autre préoccupation que celle de proposer l'image de son propre corps ! Passez un bon Noël, et si votre table est ouverte à ceux qui n'en ont pas, vous ne vous en sentirez qu'un peu plus humain, n'est-ce pas ?



lundi 15 mai 2017

Le miracle Emmanuel

Oui, Emmanuel fait des miracles : il suffisait de voir les femmes, les enfants, les médaillés militaires, les oies cendrées, les soldats inconnus, les maires de Lyon, les Serge Moati, les CAC 40, les représentants du patronat et du macronat, les pyramides du Louvre, tous, oui tous versaient une larme et se touchaient pour vérifier qu’ils ne rêvaient pas ; oui, le miracle Emmanuel touche la France, et tous les militants de la marche en France, les randonneurs, les petits marcheurs, les petits baigneurs, tous s’accordent à reconnaître les mérites de ce jeune homme : il guérit les macrouelles.

De nombreux témoignages affluent : le soldat inconnu nous affirme qu’il a ranimé sa flamme, et d’autres amis gays nous disent que son action a été insigne : « Sur insigne de toi, Manu, je me lèverai ! »  Quel enthousiasme !

Et dans la blogosphère, le célèbre blogueur Another noche nous raconte :

« Sur ma moto Satisfaction, je traversais le désert de Solférino, bien connu pour ses embûches, ses chausse-trappes ; on peut y tomber dans des trous sans fond à cause de l’absence de lumière et de la nuit noire qu’il y fait depuis des années. Les frondeurs qui restent à la lisière de ce désert essayent de rassembler quelques neurones, mais la seule issue possible est d’abandonner le désert et de pousser la moto en marche. Et justement, j’avais été pris d’une douleur au périnée à cause du frottement de la selle en chevauchant les bosses et les cassis, et un kyste s’était formé qui était devenu chaud et douloureux. Un spécialiste m’avait diagnostiqué une hamonite, irritation typique du fondement dans le désert de Solférino.

Eh bien, le croirez-vous ou non, Emmanuel m’a guéri de cette hamonite ! Et je suis ainsi sorti du désert de Solférino. La recette : vous passez deux doigts sur la photo d’Emmanuel, sur ses beaux yeux bleus, et vous vous les mettez ensuite dans le fondement. Non seulement vous guérissez instantanément de l’hamonite, mais vous ressentez un plaisir qui vous remonte en vous prenant les tripes jusqu’à l’explosion orgasmique : tadam ! et un cri de jouissance vous sort de la gorge : proud and liberal ! Ah Manu ! Je suis à toi, je serai ton témoin de macrouelles ! »

Laissons là notre ami Another noche dont l’esprit a été ravi par Manu ; et il n’est pas le seul : d’autres blogueurs ont également voulu témoigner de la force incroyable de notre Manu.
L’autre célèbre blogueur Toutou, qui raconte sa Vie de Toutou, nous dit qu’il souffrait également dans sa vie de couple, car son Zarimoli connaissait des problèmes de bambou.

« En effet on sait que le bambou n’est pas toujours aussi raide qu’on le voudrait, et que le bambou se transforme facilement en roseau qui s’agite sous les effets du vent. »

Enfin, bref, le bambou de Zarimoli, avait des difficultés, avait des tendances à rosir — on appelle ça une bambite —, et bien évidemment, tout cela ne convenait pas à notre ami Toutou qui préfère de loin les bambous beaucoup plus clairs aux yeux bleus. Eh bien, que croirez-vous qu’il arriva ? De deux doigts passés sur la photographie de Manu affublée du slogan : « Ensemble la frange », puis deux doigts passés sur le bambou, et voici que le bambou change de couleur, et que cet affreuse teinte rose s’en va pour un joli bleu qui va beaucoup mieux au teint de Zarimoli, avec une solidité de vrai bambou et non de roseau baladeur… »

Félicitons Toutou pour avoir fait le bon choix avec Manu. Oui, vous l’aurez compris, en cas de problème, même si vous n’êtes pas celui dont Manu rêva, Manu sera là pour vous assister, vous promettre qu’il pensera très fort à ses engagements, comme François avant lui l’avait fait. Rappelez-vous la recette : deux doigts sur la photo de Manu, vous vous les mettez là où ça fait mal, et, miraculeusement, la douleur disparaîtra ! Et les effets sont durables : au moins cinq ans.



Toi aussi, passe deux doigts sur la photographie de Manu.
Tu peux les mettre maintenant là où ça te fait mal



mardi 15 novembre 2016

Cliff

Eh, oui, estèf, toi aussi tu pouvais craquer pour Cliff Richard (bon, les Shadows étaient moins sexy...) !

dimanche 13 novembre 2016

Lever de lune

On me dit que la lune sera pleine et géante demain soir.
Il y a des astres qui consolent des mesquineries du ras des pâquerettes.