Je préfère le dissensus dur au caramel mou

Je préfère le dissensus dur au caramel mou
Medusa – Il Caravaggio

Parfois on aimerait, face à la violence du monde, qu’un garçon vous prenne dans ses bras et murmure : « Ça ira, je suis là, on connaîtra des jours meilleurs… »

jeudi 23 mars 2017

Pensée londonienne

Je pense à Londres, où le tragique s'est déroulé, comme c'est déjà arrivé par le passé, où la main d'un dieu sauvage a armé un nouvel acharné. Londres a un maire qui honore ses concitoyens. La ville est belle, sale parfois, toujours étonnante ; les Britanniques ont ce charme dont on sait qu'il peut produire le meilleur comme le pire. Je garde le meilleur dans ce que j'aime chez eux. Ils sont ces Méditerranéens du monde anglo-saxon. Je me sens à Londres parfaitement à l'aise, même si je n'y vibre pas de la même manière qu'en Italie, ou en Grèce dont chaque lieu m'est un bouleversement.

Une anecdote m'avait fait sourire : à Westminster, un Britannique m'avait demandé à quelle heure ouvrait la visite de l'Abbaye  : il m'avait pris pour un habitué des lieux, sans doute. J'avais dû m'excuser de ne pas connaître les horaires. C'était un moment charmant, typiquement anglais. J'étais par ailleurs très flatté de ne pas avoir été pris pour un Français !

Ce soir je pense à Londres. J'avais fait cette photographie il y a deux ans, non loin de Saint Martin in the Fields, et à proximité de la National Gallery. Les agents de la National Gallery étaient en grève alors pour protester contre la privatisation progressive de leur établissement. Je ne pouvais que les soutenir, bien sûr. Quelques beaux garçons passaient dans les rues.

 London, your city is open. Stay so, and let us open the minds, everywhere.

Celeos - Londres 2015

dimanche 19 mars 2017

Vangelis Papathaniassou - Mythodea - Mouvement IX

Jessie Norman, Kathleen Battle, l'Orchestre Métropolitain de Londres et le Chœur de l'Opéra national de Grèce ont enregistré l'oeuvre de Vangelis au temple de Zeus olympien le 28 juin 2001. Grand moment de rêve autour de la conquête spatiale... Au loin l'Acropole dans le ciel athénien.

Make love not walls

Une campagne de la marque Diesel milite dans le bon sens. Pourquoi faut-il que ce type d'action obéisse à du marketing à visée  commerciale ?... Enfin c'est ainsi, et le clip dirigé par David LaChapelle est assez parlant, en tout sens. Je ne ferai pas la fine gueule. M'enfin, les mecs tatoués, c'est toujours pas ma tasse de pic saint-loup !
Apprécions le bel effort...


samedi 18 mars 2017

Garçons de la femme

Marlon Magnée et Sacha Got, du groupe La Femme.  La chanson s'appelle Sphinx. En matière de performance vocale, c'est sûr qu'on a fait mieux. Pourtant il se dégage quelque chose qui interpelle, n'est-ce pas ?

Marlon Magnée a un côté magnétique qui n'a pas échappé à Hedi Slimane. Est-ce sa propension à se foutre à poil aussi facilement ?

Marlon Magnée par Hedi Slimane



mercredi 15 mars 2017

Contrat de mariage

Le goût des pédés pour réduire leur différence à une norme acceptable a fait de cette loi imbécile ce qu’elle est devenue : un outil contre le progrès, qui a permis de singer les hétéros dont le mariage civil copié du mariage catholique était déjà pour les fondamentalistes catholiques une caricature. En permettant aux sodomites l’accès aux rituels consacrés à l’union des couples, cette loi a donné toute sa force au mouvement réactionnaire d’enracinement de la société dans sa poussière du temps. Qu’ont gagné les homosexuels à concourir sur les mêmes sujets délétères que les catholiques — la famille, l’autorité parentale — sinon à conforter la société du malheur, de la haine, du refus généralisé de l’altérité ?

J’imagine ce qu’aurait pu être une loi socialiste :

Il est permis à chacun de s’associer avec la personne de son choix qui consent à cette association pour mener une vie commune, partager en égalité les responsabilités de cette vie et assumer la fondation d’un foyer, au même pot et même feu, sans préjuger de faire savoir publiquement les relations privées existant dans ce foyer, et permettant à des adultes consentants d’apporter selon les moyens de chacun les subsides nécessaires au fonctionnement de ce foyer.

C’est tout. Il fallait ainsi se laisser ringardiser le mariage catholique ou civil, qui lui ressemble tant. Si ce choix n’a pas été fait, c’est que pour cette France de catholiques zombies, il importait de remettre dans l’inconscient collectif le fantôme des croyances de l’Ancien régime. Pour le coup, la France de Hollande a bien réussi. Ce n’est pas le mariage pour tous qui a gagné, c’est la confortation du mariage comme moyen rétrograde, ce sont les forces de l’obscurité qui se sont coalisées dans la « manif pour tous » rassemblée autour de Fillon l’autre dimanche au Trocadéro à Paris. La soumission aux normes que manifeste cette frange imbécile de certains pédés ne rassurera jamais en rien, ni sur le fait que le besoin des garçons, de même que les hétéros ont besoin du sexe opposé, ne sera jamais rassasié par quelque acceptation que ce soit passée par le moule des conventions sociales. Il n’y a pas à vouloir se rassurer, il n’y a pas à être rassuré par quoi que ce soit : au moment de partir, il n’y aura peut-être aucune consolation autre que celle permettant de savoir avec la plus grande satisfaction qu’avoir existé se réduit à l’acceptation de la solitude, ou plus précisément, à regarder dans la pleine lumière l’abandon de l’aube qu’aucune jouissance commune n’aura jamais réussi à transcender. Les règles des sociétés sont sans doute pour les chiens.



dimanche 12 mars 2017

Le baiser de Judas

Au cinéma aujourd'hui : Le baiser de Judas, film de J.T. Tepnapa, réalisé en 2011. Film étrange, à voir un dimanche après-midi quand le ciel est morose. Ce n'est pas de l'avoir vu qui vous fera le ciel moins morose. Ça reste intéressant, avec une belle interrogation sur le télescopage entre le passé et ce qui nous sert de réalité. Je retiens que Sean Paul Lockhart y est bien meilleur en Chris Wachowsky jeune qu'en Brent Corrigan. Posez-vous, le film est complet.

Sinon, c'est le printemps. Bientôt.


mardi 7 mars 2017

Amara terra mia - Ermal Meta

Ermal Meta a interprété cette chanson pour le festival de San Remo.
L'Italie de la région d'Amatrice, particulièrement éprouvée, se rappelle qu'il est infiniment douloureux de quitter son pays sans l'avoir choisi...
Ermal Meta, d'origine albanaise sait ainsi ce dont il parle s'agissant de quitter un pays. 
Il chante, par ailleurs un très beau texte intitulé Lettera a mio padre.



J'avais déjà dû présenter cette chanson populaire, interprétée par Giovanna Marini, ou peut-être n'avais-je eu que l'intention de le faire... En voici les paroles :

Sole alla valle, sole alla collina,
per le campagne non c'è più nessuno.
Addio, addio amore, io vado via
amara terra mia, amara e bella.

Cieli infiniti e volti come pietra,
mani incallite ormai senza speranza.
Addio, addio amore, io vado via
amara terra mia, amara e bella.

Tra gli uliveti nata è già la luna
un bimbo piange, allatta un seno magro.
Addio, addio amore, io vado via,

amara terra mia, amara e bella




Les paroles sont de  Enrica Bonaccorti et Domenico Modugno, la musique de Giovanna Marini.


Ermal Meta arbore le maquillage arcobaleno

dimanche 5 mars 2017

Vincent Liben - Les Cévennes

Vincent Liben est un chanteur belge dont les textes sont de belle fraîcheur. A déguster. 
Ici, Les Cévennes illustrent des moments de bonheur ensoleillé entre garçons.


samedi 4 mars 2017

Aider la Grèce

La situation en Grèce a encore empiré.
Je relaie ici le courriel envoyé par Yannis Youlountas :

L'HEURE EST GRAVE EN GRÈCE
APPEL DANS 31 DÉPARTEMENTS
(liste complète des contacts à la fin de ce courriel, à faire tourner svp)


Un convoi solidaire de 21 fourgons
s'apprête à partir avec 50 conducteurs...


Bonsoir,

L'heure est grave. 

La Grèce est devenue un concentré de ce que l'Europe fait de pire, tant vis-à-vis des plus pauvres qu'à l'égard des réfugiés. Depuis deux mois, la baisse de 50% de la retraite complémentaire pour les plus démunis (EKAS) répand la faim et le désespoir parmi les personnes âgées et poussent certaines au suicide. Plusieurs cas ont défrayé la chronique, de même que ceux de malades qui ont mis fin à leurs jours faute de soins médicaux (évolution catastrophique du système de santé publique). La mortalité infantile a plus que doublé. Les expulsions de nombreuses familles de leur logement se multiplient, maintenant qu'elles sont facilitées par la modification de la Loi, sous la dictée de la troïka. De plus en plus de personnes ne parviennent désormais à survivre que grâce à l'énergie considérable du mouvement social qui résiste tant bien que mal, en poursuivant la création d'innombrables initiatives solidaires autogérées : dispensaires médicaux gratuits, centres sociaux autogérés, squats solidaires, cuisines sociales gratuites, actions de solidarité contre les expulsions, résistances diverses... 

En Grèce, l'austérité imposée a atteint un tel niveau qu'elle ne provoque plus seulement la misère, mais aussi la mort. 

Face à cette véritable guerre, nous avons décidé de poursuivre et d'intensifier nos actions pour soutenir nos camarades grecs, les populations en danger ainsi que les réfugiés. De par l'ampleur des dégâts, la Grèce incarne aujourd'hui la ligne de front contre le durcissement du capitalisme en Europe. Pas question de laisser faire. Pas question de baisser les bras, ni ici, ni là-bas.

Un vaste mouvement de solidarité est en train de s'étendre en France pour apporter une aide directe en Grèce, de mouvement social à mouvement social, sans intermédiaire. Une grande collecte vient d'être lancée dans plus de 30 départements, soutenue par de nombreux collectifs et plus de 300 personnes en relais, pour une action qui se veut solidaire, c'est-à-dire politique, et non humanitaire.

Le 25 mars, un convoi solidaire de 21 fourgons va partir avec 50 conducteurs, dont certains resteront plusieurs semaines en Grèce pour aider : infirmiers, secouristes, plombiers, électriciens, mécanos, menuisiers, jardiniers, cuisiniers, éducateurs, pédiatre, clowns, artistes, musiciens… Ils sont chaleureusement attendus à Exarcheia (Athènes), Thessalonique et sur plusieurs îles.

Mais une question demeure : va-t-on arriver à remplir ces 21 fourgons ? Le compte à rebours commence. C'est maintenant que nous avons besoin de vous, de votre entourage, de vos réseaux. Nous n'avons que quelques jours devant nous.

Voici la liste des principaux besoins (rédigée avec nos camarades sur place) et l'annuaire complet des contacts en France pour participer à la grande collecte (département par département).

A vous de participer, si vous le désirez et comme vous le désirez. A nous de montrer ce dont nous sommes capables ensemble, par-delà les frontières, entre celles et ceux qui résistent et s'entraident.

Hauts les cœurs !


ANNUAIRE COMPLET DES POINTS COLLECTE
DÉPARTEMENT PAR DÉPARTEMENT

01 JAYAT - Tél. 04 74 30 86 44 (Catherine)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

06 ANTIBES - Tél. 06 83 17 00 85 (Natalia)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

09 STE-CROIX-VOLVESTRE - Tél. 05 61 98 11 91 le soir (Annelyse)
Point collecte permanent jusqu'au 15 mars

11 CASTELNAUDARY - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

11 CAUNES-MINERVOIS - Tél. 06 32 55 98 20 (Petit Jean)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

11 NARBONNE - Tél. 06 88 80 39 03 (Daniel)
Point collecte permanent avant le 4 mars et après le 15 mars

11 ST-JEAN DE PARACOL - salle communale Tél. 04 68 74 09 76 ou 06 95 22 88 28 (Frédéric)
Point collecte festif le vendredi 3 mars, avec
19h Auberge espagnole (repas partagé)
20h Projection du film Ne vivons plus comme des esclaves

11 ST-JEAN DE PARACOL - Tél. 04 68 74 09 76 ou 06 95 22 88 28 (Frédéric)
Point collecte permanent jusqu'au 11 mars

12 REQUISTA - cinéma Tél. 06 37 18 67 58 (Dominique et Yves)
Point collecte le jeudi 2 mars, avant et après la projection de Ne vivons plus comme des esclaves à 20h30 (avec le soutien d'ATTAC Aveyron)

12 REQUISTA - sous la halle Tél. 06 37 18 67 58 (Dominique et Yves)
Point collecte le lundi 6 mars de 10h à 12h

13 AUBAGNE - Tél. 06 08 53 92 05 (Alain)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (avec le soutien du collectif Oli Mazi Aubagne)

13 MARSEILLE - Tél. 06 18 25 76 24 (Anne)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (avec le soutien du collectif Marseille avec les Grecs)

13 MARTIGUES - Ferrières Tél. 06 86 20 35 62 (Nicole)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

13 ST-SAVOURNIN - Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

16 ANGOULÊME - Tél. 06 71 59 76 35 (Nathalie)
Point collecte permanent jusqu'au samedi 4 mars inclus
Ramassage le dimanche 5 mars vers 15h par Maud et Yannis, au local de Solidaires (résidence Darras, porte B, 75 bis av. De Lattre de Tassigny)

19 BRIVE - Objat Tél. 06 65 72 72 71 (Florence)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

19 BRIVE - Parking Marcellin Roche Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Premier ramassage le dimanche 5 mars vers 18h30 par Maud et Yannis (le second ramassage sera effectué par Patrice de Maymac le 17 ou le 18)

19 MEYMAC - Tél. 06 37 39 55 59 (Patrice)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

24 PÉRIGUEUX - Tél 07 81 05 47 32 (Cath)
Point collecte permanent jusqu'au vendredi 3 mars à 13h (avec le soutien du groupe libertaire et de l'Action des Précaires et Chômeurs de Dordogne)

26 CHABEUIL - Court-circuit Tél. 06 03 95 82 38 (Jacky) ou Tél. 06 61 17 74 79 (Cath)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

26 CREST - L'étincelle Tél. 06 61 17 74 79 (Cath) ou Tél. 06 03 95 82 38 (Jacky)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

26 SAILLANS - L'oignon Tél. 06 03 95 82 38 (Jacky) ou Tél. 06 61 17 74 79 (Cath)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

31 MONTBRUN-BOCAGE - Tél. 05 61 98 11 91 le soir (Annelyse)
Point collecte permanent jusqu'au 15 mars

31 PLAISANCE-DU-TOUCH - Librairie Lire aux éclats Tél. 05 61 07 30 46 (Christine)
Point collecte permanent jusqu'au 16 mars

31 RAMONVILLE - Association Le Camion, Maison de l'économie sociale et solidaire (73, chemin Mange Pommes) Tél. 06 64 29 29 61 (Maxime) ou 06 07 84 87 13 (Fiona)
Point collecte le lundi 13 mars de 18h à 20h associationlecamion.org

31 REVEL - Maison des associations Tél. 05 63 75 76 23 (Patricia)
Point collecte le samedi 11 mars et séance Biodanza à prix libre au profit du convoi solidaire (accueil 17h15 et séance 17h30)

31 REVEL - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

31 TOULOUSE - 6, rue Massenet (métro St-Michel) Tél. 06 64 29 29 61 (Maxime)
Point collecte les lundis 6, 13 et 20 mars de 14h à 17h
Une soirée projection-soupe avec le film Ne vivons plus comme des esclaves, une expo-friperie à prix libre, ainsi qu'un concert seront également programmés sur Toulouse (à découvrir bientôt sur le site : associationlecamion.org et sur Demosphère Toulouse)

33 BORDEAUX - L'oasis à Eysines Tél. 06 40 31 88 48
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (oasiseysines.blogspot.com)

33 BORDEAUX - L'Alhambra, 24 rue Francis Garnier à Pessac Tél. 07 68 09 51 08
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

33 BORDEAUX - Tél. 07 50 96 99 53 (Damien)
Point collecte permanent et ramassages dans Bordeaux et alentours jusqu'au 17 mars

34 BÉDARIEUX - salle Achille Bex (place Albert Thomas) Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte festif le vendredi 10 mars
18h30 projection-débat de Je lutte donc je suis en présence du réalisateur et coordinateur du convoi solidaire Yannis Youlountas (organisé par ATTAC Hauts-Cantons)

34 BÉZIERS - Tél. 06 88 80 39 03 (Daniel)
Point collecte permanent avant le 4 mars et après le 15 mars

34 MONTPELLIER - Maison des étudiants de l'université des sciences Tél. 06 32 55 98 20 (Petit Jean)
Point collecte festif le jeudi 16 mars
Projection du film Ne vivons plus comme des esclaves ou Je lutte donc je suis avec l'association L'ouvre Tête (bientôt précisé)

34 MONTPELLIER - Villeneuve-Lès-Maguelone Tél. 06 86 75 41 44 (Laurence)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars sur rendez-vous

34 MONTPELLIER - Villeneuve-Lès-Maguelone - 53, bd des Chasselas Tél. 06 86 75 41 44 (Laurence)
Point collecte festif le samedi 11 mars de 18h au bout de la nuit, chez Bruno et Laurence

34 ST-PONS - Tél. 06 32 55 98 20 (Petit Jean)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

34 VENDARGUES - Tél. 06 08 71 85 32 (René)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars sur rendez-vous

37 TOURS - Tél. 06 14 37 98 45 (Gisèle)
Point collecte permanent jusqu'au samedi 4 mars inclus

37 TOURS - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud) ou Tél. 06 14 37 98 45 (Gisèle)
Ramassage le dimanche 5 mars vers 10h par Maud et Yannis

38 GRENOBLE - Tél. 06 84 16 93 19 (Christine)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (avec le collectif citoyen de Grenoble contre l'austérité en Grèce et en Europe)

41 BLOIS - Tél. 06 73 02 33 46 (Sidi, Ptit David, Marion et Jean-Louis)
Point collecte permanent jusqu'au samedi 4 mars inclus

41 BLOIS - Association Galeano, Maison des associations (17, rue Rolland Garros) Tél. 06 18 26 84 95 (Maud) ou Tél. 06 73 02 33 46 (Sidi)
Ramassage le dimanche 5 mars vers 9h par Maud et Yannis

46 CAHORS - La libraithèque Le droit à la paresse, 68 rue Louise Michel (ex Saint James) Tél. 06 20 38 24 79 (Yves) ou Tél. 06 79 89 13 18 (Michel) ou Tél. 05 65 22 11 72 (Alain) ou Tél. 05 65 22 01 51 (librairie)
Point collecte mercredi 1er mars de 15h à 18h30, vendredi 3 mars de 15h à 18h30 et samedi 4 mars de 10h à midi (avec le soutien de ETM46, Solidaires et Université populaire de Cahors)

46 CAHORS - Le lieu commun, 68 rue Louise Michel (ex Saint James) Tél. 06 18 26 84 95 (Maud) ou Tél. 05 65 22 11 72 (Alain)
Premier ramassage le dimanche 5 mars vers 19h30 par Maud et Yannis (le second ramassage sera effectué par Maxime et Fiona de Toulouse le 16 ou le 17)

49 ANGERS - au Ralliement (yourte de Nuit Debout Angers) Tél. 02 41 79 36 03 (Marc)
Point collecte les samedis 4 mars et 11 mars de 15h à 18h

49 ANGERS - Bar le challenge Tél. 02 41 79 36 03 (Marc)
Point collecte le mercredi 15 mars de 20h à 23h
Soirée d'information sur la réalité vécu par le peuple grec animé par Pascal Franchet (président du CADTM France), projection de petits témoignages vidéos filmés sur place, intermèdes musicaux, chansons de luttes, échange par skype avec Yannis Youlountas, coordinateur du convoi solidaire du 25 mars (avec le soutien du Cercle 49, Nuit Debout Angers, BCM, ATTAC 49, NPA 49… liste en cours)

63 CLERMONT-FERRAND - Tél. 06 63 94 76 88 (Eloise) ou Tél. 06 12 77 66 76 (Roman) ou Tél. 06 72 56 59 90 (Murielle et Jacky)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

63 CLERMONT-FERRAND - La maison du peuple (place de la Liberté) Tél. 06 63 94 76 88 (Eloise) ou Tél. 06 12 77 66 76 (Roman) ou Tél. 06 72 56 59 90 (Murielle et Jacky)
Point collecte le 17 mars, avant et après la projection du film Ne vivons plus comme des esclaves à 20h (avec le soutien d'ATTAC, Alternative libertaire, CGA et La Cimade… liste en cours, lieu et horaires bientôt précisés). Rendez-vous à partir de 18h30, pour se restaurer et parler du voyage avant le film.

69 LYON - Gerland Tél. 06 82 19 09 94 (Louise)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

71 CLUNY - Tél. 06 30 05 96 80 (Jipe et Annie)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (avec le soutien du groupe libertaire La vache noire et du groupe libertaire 71)

71 MACON - Salle des pavillons n°1 (5 impasse de l'Héritan) Tél. 04 27 49 00 80 (Nana)
Point collecte festif le dimanche 19 mars toute la journée (de 9h à 20h), avec animations et buvette, puis, à 17h, projection du film Je lutte donc je suis, suivie d'un débat par Skype avec le réalisateur et coordinateur du convoi solidaire Yannis Youlountas (avec le soutien du groupe libertaire 71 et du groupe libertaire La vache noire)

71 MACON - Tél. 04 27 49 00 80 (Nana)
Point collecte permanent jusqu'au 18 mars (avec le soutien du groupe libertaire 71 et du groupe libertaire La vache noire)

72 LE MANS - Tél. 06 61 20 86 91 (Katie)
Point collecte permanent jusqu'au 16 mars (acheminement dans le Sud le 17 ou le 18)

73 ALBERTVILLE - Salle du champ de mars Tél. 06 09 04 17 53 (Nico)
Point collecte festif le samedi 11 mars
Soirée avec repas partagé, puis projection du film Ne vivons plus comme des esclaves (avec le soutien du SEL)

73 ST-MARTIN - La fabrique des bauges, Lescheraines Tél. 06 89 13 40 51
Point de collecte festif le samedi 18 mars
15h projection du film Ne vivons plus comme des esclaves, puis concert de Bob's not dead

73 ST-MARTIN La fabrique des bauges, Lescheraines Tél. 06 89 13 40 51
Point de collecte permanent durant l'ouverture de la structure (sitelafabriquedesbauges.com)

74 EVIAN - village de neuvecelle Tél. 09 82 28 68 73 (Myriam)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

74 LATHUILE - secteur Faverges Tél. 06 09 04 17 53 (Nico)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 ALBI - rue de la Plaine St-Martin Tél. 06 08 51 68 91 (Carole)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (chaque semaine du lundi au jeudi)

81 ANDOUQUE - Lieu-dit le fournies Tél 06 11 58 88 01 ou 05 63 47 21 81 (Anna)
Point collecte le samedi 4 mars de 16h à 18h

81 AUSSILLON - Médiathèque Claude Nougaro Tél. 06 24 06 67 98 (Maud et Yannis)
Point collecte le mardi 7 mars, de midi à 17h

81 CASTELNAU-DE-MONTMIRAL - Tél. 07 68 97 03 40 (Sandrine)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 CASTRES - Tél. 06 63 32 04 25 (Dylan)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 GAILLAC - Au comptoir du Chinabulle Tél. 09 83 56 59 70 (Morgane)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 GAILLAC - Bar culturel et coopératif Cartes sur table Tél. 05 67 67 25 87 (Mélanie)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 GRAULHET - Parking médiathèque Tél. 06 05 24 18 79 (Dany)
Point collecte le lundi 13 mars de 13h à 15h et de 18h à 19h30

81 LACABARÈDE - La Grange Co à Sales Tél. 06 32 55 98 20 (Petit Jean)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 LAGRAVE - 13, allée des cerisiers Tél. 05 63 81 55 62 (Annick et Eric)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 LAVAUR - Radio R d'Autan (10, rue de la mairie) Tél. 05 63 75 76 23 (Patricia)
Point de collecte permanent jusqu'au 17 mars, du mardi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h

81 RÉALMONT - Place de la mairie Tél. 06 05 24 18 79 (Dany)
Point collecte le vendredi 17 mars de 16h à 19h30

81 SORÈZE - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 VALDÉRIÈS - Centre social du Ségala Tarnais Tél 06 11 58 88 01 ou 05 63 47 21 81 (Anna)
Point de collecte permanent jusqu'au 17 mars (lundi 9h-12h, mardi 9h-12h, mercredi 9h-12h et 14h-18h, jeudi 9h-12h, vendredi 9h-12h et 14h-19h)

81 VALDÉRIÈS - Pôle médical Tél 06 11 58 88 01 ou 05 63 47 21 81 (Anna)
Point de collecte permanent jusqu'au 17 mars

82 SEPTFONDS - La Cheminée (1, bld des Mourgues) Tél. 06 21 83 67 26 (Eli)
Point collecte le dimanche 5 mars de 15h à 18h
et rencontre avec Marc et Yves qui ont participé au convoi solidaire précédent en janvier

83 BANDOL - Tél. 06 07 61 46 55 (Pierre) ou Tél. 06 07 96 36 42 (Christine)
Point de collecte permanent jusqu'au 17 mars

84 AVIGNON - Tél. 06 10 51 21 88 (Leila et Lauriel)
Point collecte permanent du 25 au 3 mars puis du 18 au 23 mars

84 SARRIANS - Hangar Théâtre de l'association Correspondance (682, bvd des Mians) Tél. 06 10 51 21 88 (Leila)
Point collecte le dimanche 19 mars à partir de 19h
Avec projection du film Je lutte donc je suis et repas solidaire

86 COUHÉ - Tél. 06 15 24 50 01 (Francis) ou Tél. 06 61 47 86 45 (Guillaume)
Point collecte permanent jusqu'au samedi 4 mars inclus
Ramassage le dimanche 5 mars vers midi par Maud et Yannis

87 LIMOGES - Tél. 05 55 30 85 25 ou 06 88 34 70 40 (Danielle)
Point collecte permanent jusqu'au vendredi 3 mars inclus

87 LIMOGES - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud) ou Tél. 06 88 34 70 40 (Danielle)
Ramassage par Maud et Yannis le vendredi 3 mars vers 21h

89 AVALON - Tél. 06 10 51 21 88 (Leila)
Point collecte permanent du 6 au 17 mars

93 MONTREUIL - Festival UN SOUFFLE GREC, Nouveau théâtre de Montreuil Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte festif le samedi 4 mars de 15h à 19h30 sur le stand du collectif ANEPOS, avec aussi :
15h Forum des alternatives sur la place Jean-Jaurès, avec la coopérative VIO.ME(Thessalonique), le collectif artistique et solidaire ANEPOS (Tarn-Exarcheia), SOS Halkidiki (Chalcidique), ZAD Notre-Dame-des- Landes, CADTM, ATTAC France, Association Grèce-France Résistance, collectif Solidarité France-Grèce pour la Santé, Association pour l'Autogestion, association Murs à pêches, Confédération paysanne, l'AMAP Montreuil, Le Sens de l'Humus et la participation de Angélique Ionatos
17h débat Salle Jean-Pierre Vernant organisé par ATTAC France : « Alternatives et solidarités en Grèce aujourd'hui » avec Dimitris Alexakis, Yannis Youlountas, Panos Angelopoulos et Grégoire Letouvet
19h Soirée rébétiko

94 ORLY - Tél. 06 80 74 05 58 (Françoise) ou 06 73 71 90 75 (Dominique)
Point collecte permanent jusqu'au 3 mars (avec le soutien de la LDH, RESF et Femmes Solidaires)

94 ORLY - Place du fer à cheval (côté parking Leclerc) Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Ramassage par Maud et Yannis le samedi 4 mars de 11h30 à 12h30, accompagné d'un petit repas partagé (avec le soutien de la LDH, RESF et Femmes Solidaires)

Rappel des besoins principaux :
http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?rubrique4

Si vous voulez en savoir plus sur les destinataires :


A quoi bon essayer de changer les choses ? Une petite réponse personnelle :

mardi 28 février 2017

Ren Hang

Le jeune artiste chinois Ren Hang a fini par quitter ce monde. C'est toujours un déchirement. Le suicide reste une hypothèse, pas une solution. Mais lorsque tout devient si douloureux, il n'est plus seulement question de choix. Voici un texte, que je ne comprends pas car je ne suis évidemment pas sinologue.

2016.09.17
这几天找到一种新的方法,让自己镇定下来,把自己摔倒也是对抑郁的一种抗衡,每当我碰触到地面就彻底躺平,行人啊,车辆啊,都可以从我身体上踩踏过去、碾轧过去。而且这种时候意识会变得无比清醒,智慧和记忆力好像也增强了,所有关注过的事件都历历在目,甚至背诵得出当事人说过的话,1997年白宝山在监狱中说:我出去就要杀人。如果判我20年,我出去杀成年人。如果判我无期徒刑,我减刑出去,杀不动成年人了,我就到幼儿园去杀孩子。

总是能听到开枪的声音,开始的时候我有点害怕,时间久了,也就习惯了,那声音也像有人在用槌子往我脑袋钉钉子,好像有一个建筑工地,有人要盖摩天大楼,盖了这么多年也没盖好,好多无家可归的人在我的脑袋里面哭啊闹啊,我要被吵死了,他们不让我睡觉,也不让我出门。不睡觉也好,不出门也好,反正每天出门前,穿上精心挑选好的衣服,照着镜子怎么看都觉得像要去参加自己的葬礼,消极得那么隆重。每一个目的地都像是为了追悼自己而要赶赴的灵堂。
我也害怕出门听到那些关心和疑问,你看起来那么开心,怎么可能抑郁呢?你有什么可以抑郁的,我还抑郁呢总是那么矫情他又在装腔作”……这些声音比我脑袋里的声音更容易使我紧张。在所有牵扯到两个或者两个人以上的人际关系中,要么我就会不停地说话,要么我就会一直沉默。所有的假装轻松都让我筋疲力尽。

这么多年,我一直在给自己治病。一人分饰医生和病人两角,有时候医生给病人治病,有时候病人也给医生治病。彻底把生活过成了一所医院,每天只是流连在各个不同的病房里,外面的人进不来,自己也走不出去。


La traduction de Google donne ceci :


« Ces jours-ci pour trouver une nouvelle façon de vous calmer, et la chute est un contrepoids à leur propre dépression, chaque fois que je touche le sol complètement à plat, piéton, ah, ah véhicules, sont disponibles à partir de mon corps piétiner le passé, grind roulé passé. Et cette fois-ci deviendra la conscience très claire, l'intelligence et la mémoire semble avoir augmenté, tous préoccupés par les événements sont frais dans notre mémoire, et même réciter venir à la fête ont dit Bai Baoshan en prison en 1997, il a dit: Je vais aller de tuer. Si moi condamné à 20 ans, je suis sorti pour tuer un adulte. Si je suis condamné à la prison à vie, et je commuée pour tuer un adulte ne bouge pas, je vais tuer des enfants à la crèche.

J'entends toujours le son de la prise de vue, je commençais un peu peur, longtemps, s'y habituer, ça sonne comme quelqu'un avec un marteau un clou dans la tête, comme s'il y a un chantier de construction, il a été de gratte-ciel couvrent, a couverture ne couvre pas tant d'années, un grand nombre de personnes sans-abri dans le centre de pleurer dans ma tête, ah, je veux être bruyant morts, ils ne me laisseront pas dormir, ne me laisse pas sortir. Ne pas dormir ou de ne pas aller Quoi qu'il en soit à la porte tous les jours, soigneusement sélectionnés pour porter de bons vêtements, regarder dans le miroir pour voir comment tout envie d'aller à votre propre enterrement, le négatif était si grand. Chaque destination est comme un mémorial pour eux-mêmes et se précipita vers la salle.
J'avais peur de sortir pour entendre ces préoccupations et questions, "Vous avez l'air si heureux, comment pourrait-il la dépression?", "Que pouvez-vous la dépression, je reste déprimé il", "Vous êtes toujours aussi hypocrite", "il gesticulations "...... ces sons plus facile que la voix dans ma tête me rend nerveux. En tout implique deux ou plusieurs relations des gens, ou je vais continuer à parler, ou je l'aurais gardé le silence. Tous prétendent facilement me faire épuisé.


Tant d'années, j'ont été à leur propre traitement médical. Qui a joué de nombreux coins de médecins et de patients, parfois les médecins pour traiter les patients, mais aussi pour les médecins traitent parfois les patients. Le vécu à fond est devenu un hôpital, tous les jours juste pour traîner dans les différents quartiers, qui ne pouvait pas venir, ils seraient sortir. »

Ren Hang Sans titre 1

Finalement, si on ne savait pas que c'est une traduction Google, ça reste acceptable. Non pour le style inexistant, mais le sens s'y retrouve, comme on lisait autrefois chez Antonin Artaud cette impossibilité à être, à accepter le corps comme lieu dépositaire de son esprit dont on ne peut pas faire grand chose sinon rappeler toujours que ce corps n'est que de la barbaque, ensemble de viande irrigué de sang dont la seule réalité est une trahison de ce monde dont on ne s'échappe que dans une disparition définitive.
Actuellement  Ren Hang était présenté dans des galeries à Pékin et à Stockholm. Dans ses photos, on lit la place de ce corps, objet de désir, objet de rejet, objet médiateur entre le monde et sa réalité. Vivre reste le fait d'apprendre à gommer ses sensibilités. Sinon il faut vivre vite, très vite. Ren Hang, comme un éclair de lumière.

Deux haïkus de Ren Hang :

Beaucoup de gens sur la route
 
Sur la route, il y a beaucoup de gens que je ne connais pas
Et pourtant avec eux, j’ai de grands points communs :
ils ne sont pas encore morts sur la route.



Jeunesse

La jeunesse est très mince
Une brise peut l’emporter
Quand elle revient
Avec un cercueil à obésité

Ren Hang Sans titre 2

samedi 25 février 2017

Triomphe de la médiocrité

Je ne blogue plus. Mes lectrices et lecteurs l’auront sans doute remarqué. Ce qui m’espante est que je conserve régulièrement un niveau de visites totalement honorable. Les Russes n’y sont pas pour rien. J’ai même eu, ces deux derniers mois un pic de consultation à 1300 connexions dans une journée. Lisent-ils le français ou ne viennent-il que pour les beaux garçons que j’ai laissés dans mes pages ? Je m’en fous totalement. Bloguer est davantage un exercice de style qui permettait d’entretenir, en ce qui me concerne, ma mauvaise humeur, dont j’ai suffisamment de raisons, pas toutes avouables, de l’exprimer.
De toute façon, bloguer est en train de devenir totalement ringard. Aujourd’hui on vlogue. Ceux qui l’ont compris se retiennent de faire trop de billets – et encore faudrait-il avoir quelque texte de qualité à présenter. D’autres bloguent contre vents et marées, publiant des images pieuses de très jeunes gens dont il est aujourd’hui exclu qu’ils jettent le moindre regard sur les blogueurs en question qui ont basculé dans une tranche d’âge où la nostalgie le dispute au déni de réalité. Bref, en tout cas en ce qui me concerne, je n’ai plus de raison de publier des photos empruntées sur d’autres sites, et comme je ne photographie pas moi-même les charmants modèles qui font encore rêver, il n’est plus question d’aller faire mon marché sur d’autres blogs ou d’autres sites qui ont eux-mêmes suffisamment de grandes qualités de sujets photographiques présentés sans qu’on les plagie : seul un commentaire, une mise en scène humoristique ou poétique pouvait encore trouver à mes yeux cette justification. Ce n’est plus le cas : les temps ont changé.
Et je profite de la cérémonie des César qui s’est déroulée hier pour lâcher cet envoi qui restera maintenant le ton général de ce blog, si tant est qu’il continue vraiment.
Je regarde très peu la télévision. Pour tout dire, il m’avait échappé que la 42ème cérémonie des César avait lieu hier. 42 ! Que d’acteurs, de réalisateurs ont passé dans ces cérémonies, et certain(e)s nous ont quittés dont on garde précieusement les émotions qu’ils m’ont procurées !
Je n’évoquerai que trois moments de cette soirée : l’un de colère partagée, le deuxième de grand énervement, le troisième d’une véritable émotion.
Colère partagée avec François Ruffin, césarisé pour son documentaire Merci patron. Il interpella François Hollande, l’homme au cerveau en yaourt, dont le gouvernement prétendument socialiste applique maintenant depuis deux ans une politique répressive fascisante, une politique d'économie de délabrement de l’agriculture (son fidèle Le Foll, ministre de l’agriculture n’a pas été foutu de rencontrer, voire de convoquer, le patron du groupe Lactalis qui étrangle les producteurs de lait). Je l’avais souligné il y a quelques mois : Hollande se carre du suicide des agriculteurs – un par jour – comme de sa première carte du PPS (parti prétendument socialiste). Bref Hollande et ces clowns de socialistes encartés resteront dans l’histoire comme un épisode affligeant de l’incompétence satisfaite, mais surtout de la complicité volontaire de destruction de l’éducation publique, de l’abandon de la politique culturelle au profit des industries musicales, du marché de l’art contemporain, de l’abandon d’une politique de la lecture publique et de tant de valeurs de liens sociaux abandonnées…
Deuxième moment, d’énervement, cette fois, lors de l’attribution du César de meilleur réalisateur à Xavier Dolan, totalement immérité pour le film Juste la fin du monde. J’en ai parlé deux fois, ici et et je n’y reviendrai pas. Mais c’est un mauvais service à lui rendre que de lui laisser croire que le texte de Jean-Luc Lagarce a bien été servi par son cinéma qui s’est là fourvoyé.
Troisième moment de grande émotion, celui où le vieux maintenant Jean-Paul Belmondo a arboré son magnifique sourire d’homme blanchi sous les années, entouré de ses amis. Ce ne fut pas le plus grand, le meilleur acteur. Mais il incarnait sans doute deux choses qui ont été rappelées hier : un cinéma d’auteur bien représenté notamment par celui de Jean-Luc Godard, et celui, populaire mais de qualité toutefois, de Philippe de Broca pour lequel il joue L’homme de Rio. On pouvait croire alors qu’on pouvait encore rêver en France. Aujourd’hui la France ne sent plus que le vomi. Sans doute a-t-on le tort de ne pas assez mourir jeune. Finalement l’émotion portée par la figure de Belmondo était-elle  le constat affligé que notre époque est véritablement d’une immense médiocrité, dont la seule façon de ne pas trop participer à son expansion est de se taire. Je crois vraiment que seul le silence est véritablement vertueux. Il faudra malgré tout que quelques vices continuent de me laisser m’exprimer. C’est dans ma nature.

Marco in the box
Le joli vlog de ce charmant garcon est à déguster !


Christiane Taubira a poussé son coup de gueule contre la médiocrité de ce crétin qui a osé dire que les gens de la Manif pour tous avaient été humiliés. Pauvre garçon ! À force de faire allégeance à tous les bords, il en perd le sens commun. Pas de mystère : venu de la phynance, comme disait Alfred Jarry, il restera le candidat de la phynance.
Je vous aime, Christiane.



Oui, la France sent le vomi. J’avais ironisé il y a quelques mois sur ceux qui embrassaient les flics, disant de se méfier : d’abord on les embrasse, après ils vous enculent. Je ne croyais pas si bien dire : le jeune Théo, dont la famille est dans les affaires, semble-t-il, l’a expérimenté.
Dans le même temps, les flics encore, dans le grand froid parisien, confisquaient les couvertures des migrants. Aujourd’hui la Ville de Paris, paraît-il, fait disposer des pierres de grande taille pour que ces mêmes migrants ne puissent s’abriter sous les ponts. Et à Nice, on fait un procès à des gens qui expriment leur solidarité avec les migrants. Dans la France de Hollande, l’homme au cerveau de yaourt. C’est assez drôle. C’est à propos de Hollande que je me suis fâché avec un blogueur que je croyais suffisamment intelligent et critique pour que les mesures prises par le gouvernement soient bien comprises pour ce qu’elles étaient : des mesures fascisantes. Quand il m’arrive de passer sur le site de ce blogueur, je comprends à quel point la plupart des blogs « gay » sont des lieux insipides, au mieux le relais de critiques d’événements extérieurs, quand les rapports d’Amnesty international dénoncent la situation en France comme mettant les droits humains en danger. Je n’ai jamais lu dans ce blog la moindre chose sur ce sujet en France. Ç’aurait été sans doute été manquer à l’allégeance lècheculesque que ce blogueur nourrit vis-à-vis du PPS.
Je dédie ces vidéos à ces migrants, en pensant au jour peut-être pas si lointain où les camps rouvriront plus grands en France pour ceux qui seront estimés trop basanés, ou qui ouvriront trop leur gueule. Il restera à chanter Dance me to the end of love, chanson de la danse des amants dans l’attente du pogrome.



dimanche 1 janvier 2017

Καλή χρόνια με τον Νίκο Παπάζογλου

Voici une année achevée. Une nouvelle arrive dans l'incertitude. Disant cela, je veux dire que tant au niveau international qu'en ce qui me concerne personnellement, je n'ai pas de visibilité sur les temps qui viennent. 
Pendant que le monde était en fête, la violence s'est encore exprimée.
Je suis touché évidemment par le dernier attentat qui a eu lieu hier dans une discothèque d'Istanbul. Les forces obscures s'opposent à ce que la fête s'exprime.
Ainsi nous sommes bien dans une période de repli, d'attente de jours meilleurs. 
Je ne souhaite pas en dire davantage aujourd'hui, et ce billet n'a pour objet que d'envoyer une marque d'amitié à mes amis lecteurs-trices, à mes ami(e)s blogueurs et blogueuses.
Le premier de l'an est celui des souhaits : je fais celui que les gens de bonnes volontés sachent se mobiliser contre tout retour en arrière des droits de tou(te)s, que les acquis de la pensée qui ne sont l'apanage d'aucun lieu se raffermissent pour s'opposer aux peurs et aux haines qui sont aujourd'hui à l'oeuvre.

Pour cela, bonne années à tou(te)s ! Καλή χρόνια!

En 1991, Nikos Papazoglou était au festival du Lycabette pour un moment de joie et du plaisir à chanter qu'ont les Grecs dans ce sens du partage des belles choses. Nikos nous a quittés il y déjà bientôt six ans. La Grèce est un pays meurtri. C'est avec elle et le souvenir des beaux moment qu'il faut commencer cette année. Et comme les générations passent et que l'on sait également faire passer les savoirs, je présente aussi à l'écoute le très talentueux Themistoklis, jeune Germano-Grec, qui propose souvent la reprise au bouzouki du répertoire populaire. Régalez-vous !






Cierges pour espérer du sanctuaire à saint Georges au Lycabette