Je préfère le dissensus dur au caramel mou

Je préfère le dissensus dur au caramel mou
Medusa – Il Caravaggio

Parfois on aimerait, face à la violence du monde, qu’un garçon vous prenne dans ses bras et murmure : « Ça ira, je suis là, on connaîtra des jours meilleurs… »

lundi 29 mai 2017

Jeff, twenty years ago

Jeff Buckley est parti dans l'onde sauvage du Mississipi voici vingt ans. Peut-être avait-il voulu suivre la chanson de la sirène que chantait son père Tim "Swim to me".
Pensées attristées. Je ne peux écouter Jeff sans entendre ce mal de vivre, comme le manque d'un père-enfant qui lui-même n'a jamais été raccord avec la vie. Regrets.





dimanche 28 mai 2017

vendredi 26 mai 2017

Baisers cachés

Je n'avais pas eu le temps de visionner le très beau film de Didier Bivel, Baisers cachés, sorti l'an dernier. Ce n'est pas forcément le genre de cinéma que je préfère, sans doute trop démonstratif, et qui relèverait davantage du documentaire, mais cette fiction était servie par d'excellents acteurs, dont le jeu était très juste, y compris pour les jeunes garçons interprétés par Béranger Anceaux et Jules Houplain. Sans doute y manque-t-il une dimension dramatique plus intériorisée : on passe d'un personnage à l'autre de manière un peu distanciée, et la peur de pousser plus loin cette tension dramatique fait passer le réalisateur à côté d'une oeuvre qui aurait pu être majeure : le sujet s'y prêtait.  Les bons sentiments auxquels tous se rendent devant la démonstration de la tendresse des deux garçons l'un pour l'autre frôlent la guimauve. Tout cela reste néanmoins un travail de qualité et se laisse voir sans déplaisir. Il manque au cinéma un véritable sujet à dimension historienne qui ne soit pas un documentaire policé. Sans doute faut-il encore du temps... Ce qui semble intéressant est le phénomène d'intérêt international pour ce film, dupliqué à l'infini... C'est bon signe !


jeudi 25 mai 2017

The dust of time/La poussière du temps

Pour contraster avec la météo ensoleillée, les images de Théo Angelopoulos apportent son regard et sa perspective sur le temps passé. Curieusement, l'hypermémoire d'Internet joue à rendre amnésique parfois certaines périodes : on substitue l'histoire à la mythologie, et la mythologie perd le rôle sublime pour lequel elle est faite. Elle se joue des héros comme elle se joue des dieux, pour le simple plaisir de rire de toutes les avanies subies par les hommes comme par les dieux. Car tout, au bout du compte, reste dérisoire, et disparaît sous la poussière du temps.

La musique d'Eléni Karaïndrou illustre le film de Théo Angelopoulos,  La poussière du temps.



mercredi 24 mai 2017

Le vrai visage de l'Aube dorée

La grande journaliste Angélique Kourounis vient de mettre en ligne un film remarquable qu'elle a réalisé en Creative Commons, système de partage non commercial, de même que ce que fait Yánnis Youlountas qui tourne actuellement son troisième film.

Un instant sur le titre : Aube dorée. Une affaire personnelle. Angélique Kourounis le dit elle-même : elle est concernée. Son mari est juif, l'un de ses fils est gay, l'autre anarchiste. Bien sûr on peut être l'un et l'autre. Les événements qui sont relatés ne sont pas une fiction, mais la montée de ce parti nazi en Grèce.

L'autre jour, France Inter recevait Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires financières et économiques. L'un des adversaires les plus acharnés de la Grèce, qui refuse de comprendre que l'attitude inacceptable de l'Europe et des créanciers de la Grèce produit de la misère et de l'extrême droite, la plus dure, qui va puiser aux sources les plus épouvantables du racisme, du nationalisme, des visions fantasmatiques d'une Grèce pure peuplée d'éphèbes virils et d'hoplites capables d'extirper de ce pays tout élément allogène. Moscovici, drapé de sa superbe, homme orgueilleux, est le type même de ceux qui conduisent l'Europe à sa faillite. Il concéda, toutefois, qu'il fallait d'urgence modifier le statut des travailleurs européens détachés pour «ne pas créer de distorsion de concurrence entre les travailleurs européens». Pourquoi si tôt ? Ah, ça sent de plus en plus nauséabond en Europe... Hongrie, Pologne... Certes il faut distinguer des nuances dans la droite extrême. Néanmoins la chasse aux étrangers en Europe est ouverte.





Certains ont pu se croire soulagés le soir du 7 mai de savoir que la fille du dogue n'était pas élue. Le soulagement ne durera que cinq ans. Dans l'ombre, en France, les homologues de l'Aube dorée sont à l'oeuvre. Dans les territoires, ils sont présents dans le Sud-Est, avec une autre égérie, tout aussi blonde que sa tante. Elle manquait d'expérience, disait cette dernière? Elle met en oeuvre sa formation dans la gestion d'entreprise pour justifier, dans cinq ans, qu'elle ne sera plus une oie blanche. Les Identitaires, en France sont élus dans quelques villes. Pour l'instant, ils ne font pas trop parler d'eux. Ce sont eux qui ont mis en place, à Nice, des soupes populaires au cochon pour effectuer un tri des bénéficiaires de cette «action sociale». 

Pávlos Fýssas, assassiné par l'Aube dorée


Killah P est le nom de scène de Pávlos Fýssas.


Actuellement a lieu le procès des dirigeants de Χρυσή Αυγή/Aube dorée, pour l'assassinat du rapeur antifasciste Pávlos Fýssas/Παύλος Φύσσας. Le film le montre bien : à partir de ses racines directement issues du nazisme, l'Aube dorée s'est adaptée en montrant un visage social, ouvert, solidaire. Pour les «vrais Grecs». La réalité est une fascination pour l'autorité dont l'image antique de Sparte reste la référence. Athènes reste encore trop gay. Il faudra bientôt qu'on s'intéresse, en France, à la manière dont le milieu politique a intégré - je n'ose dire a été pénétré - par la «communauté» gay. L'extrême droite, on le sait, a toujours fasciné les homosexuels, et réciproquement. J'en parlerai un de ces jours.

En attendant, prenez le temps de visionner ce magnifique documentaire. C'est un crève-cœur de voir la Grèce et Athènes salies par les comportements de ces brutes assoiffées de violence. La Grèce est porteuse, nous le savons, d'autres sentiments, d'autres valeurs, et notamment la «philoxénie/
η φιλοξενία», l'hospitalité, en français.

Il ne faut pas croire que cette richesse civilisationnelle  puisse se maintenir sans que l'on fasse rien pour elle. En tout cas, en avertissement de l'œuvre, toute ressemblance avec un pays plus près de nous dont la pauvreté va grandissant ne saurait être qu'une vague ressemblance...

Attention, le documentaire est sous-titré : il faut cliquer sur CC et choisir la langue.


Aube Dorée: Une Affaire Personnelle from OmniaTV on Vimeo.

mardi 23 mai 2017

Claire l'obscure

Claire Denis, réalisatrice, est présente à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs avec un nouveau film intitulé Un beau soleil intérieur. Je ne l'ai évidemment pas vu.
Laetitia Masson lui rend hommage dans le magazine d'Arte consacré au cinéma  Blow up. Ca s'appelle Claire l'obscure.


lundi 22 mai 2017

Les amants rouges

Une vidéo de Stéphane Marti :

A Marcel Mazé (1940-2012)
http://www.tictalik.com/
http://www.cjcinema.org/

et à Michel Journiac (1935-1995)
http://www.journiac.com/
http:///www.patriciadorfmann.com/

"Au rituel des images saccadées par la vitesse du filmage de la caméra-oeil de Stéphane Marti, qui continue à générer des mondes sublimes en Super 8, s'ajoutent, ici, quelques déclinaisons sonores et visuelles qui s'incarnent en un conte funèbre. Les enjeux poétiques que circonscrivent ces Amants rouges conjuguent la dérive existentielle et la quête culturelle.

Il pourrait s'agir, pense-t-on, d'un jeu érotique et macabre dans lequel cinq jeunes gens et une femme (maîtresse de l'un et/ou de l'autre) matérialisent, sur des modes et des registres divers, la passion homosexuelle. Passion tributaire de ses mythes, de ses icônes, de ses référents (des plans d'Un chant d'amour, l'unique film de Jean Genet, zèbrent la toile baroque des images), qui musarde, par moments, vers la bisexualité.

Deux personnages clés - un vieux baron interprété par Marcel Mazé et un récitant qui filme le drame (l'œuvre en train de s'élaborer) - tissent la toile d'araignée où se débattent les protagonistes. Le curieux aristocrate a rassemblé, dans son domaine, des jeunes marginaux qu'il n'a cessé de photographier. Son acte n'est jamais neutre, qui forme et déforme les couples, voire le groupe, possédé qu'il est par un plaisir compulsif de photographier et de remodeler les destins. Les deux pourraient être des doubles de Marti lui-même.

Un texte de Dominique Noguez, lu et récité à plusieurs voix, sert de catalyseur, de réservoir d'images et de pensées au film qui évoque tour à tour les écrits de Tristan Corbière et les toiles de Gustave Moreau. Cette nostalgie du romantisme colore également la bande-son qui mélange Jean-Sébastien Bach et le Velvet Underground ..."
Raphaël Bassan, in Bref n°101, Janvier/Avril 2012

"At the ritual of jerkies images by the speed filming of the Stephane Marti's eye-camera, who continue to generate sublimes worlds in Super 8, are adding here, a few sonorous and visuals declensions incarnated in a gloomy tale . Those "Amants rouges" poetics stakes are conjugating the existencial drift and the cultural quest ..."




dimanche 21 mai 2017

Kouloumis-Atzakas / Karcigar

La musique grecque est complexe. Comme c'est souvent le cas, elle résulte d'une rencontre entre différents courants, revivifiés au cours des siècles. Essayer de comprendre la Grèce nécessite de se rappeler qu'elle est ce lieu d'échange entre Orient et Occident. Mais dire cela est un peu vain : nous sommes pourtant à une époque qui n'a fait qu'exacerber les différentialismes depuis la fin du XVIIIe  siècle. Il était un temps en effet où la musique n’était pas cette opposition entre l’invention de la musique « classique » et le reste… Il a été des musiques savantes, en Europe, dans lesquelles on savait exprimer les tons modaux, et ce qu’il reste parfois des musiques bretonnes, auvergnates, alpines… est encore assez parlant de cette période où se retrouvent des cousinages avec les musiques d’au-delà de la Méditerranée.

Cette suite de deux temps montre justement comment la Grèce intègre les influences orientales et balkaniques. La première partie est nettement une musique turque. La deuxième partie du morceau accélère vers la fin, reprenant plus traditionnellement le syrtos/συρτός, danse collective où les danseurs se déplacent en ligne vers la droite.


Michalis Kouloumis est au violon, Thimios Atzakas à l’oud. 

Passez un bon dimanche.


samedi 20 mai 2017

Rire encore

Oui, il vaut mieux rire encore de ce que ce nouveau gouvernement prépare en matière de destruction des acquis sociaux ; après, il faut se préparer à la riposte, et tous azimuts !
J'avais dit que je ferais quelques petits commentaires : en voici déjà deux. D'abord, pour ce qui est encore un peu risible, la nomination de Nicolas Hulot. Il faudra qu'il se prépare pour les prochaines vacances de son poste (OK, le jeu de mot est pourri !), car je ne lui accorde qu'environ trois mois avant qu'il ne démissionne. En effet, le stock de couleuvres apprivoisées par Manu est important, et notre pauvre Nicolas Hulot ne pourra en avaler autant sans une indigestion totale. Jugeons-en : pas question pour le gouvernement de fermer la centrale pourrie de Fessenheim. On va également continuer l'aménagement du site de Bure. De toute façon, comme la société n'a pas d'avenir, on n'a même pas à se préoccuper de ce que les générations futures auront comme souci de gestion des déchets nucléaires.


Par ailleurs, concernant la fameuse transition énergétique, rien n'est vraiment prêt. Ce qui était préconisé autrefois était bien sûr dans le changement de sources d'énergie : géothermie, électricité solaire, fours solaires, etc., rien n'a vraiment été organisé après la COP 21 pour que les choses changent : on ne fait qu'augmenter la surface de routes et d'autoroutes, très rentables, et le chemin de fer et la «fercamisation» qui consiste à mettre sur rail les camions trop gourmands en énergie sont à la ramasse : le réseau ferré en France est complètement out. Quant à l'aéroport de Notre-Dame des Landes, dont on sait qu'il s'agit d'un casus belli, on peut s'interroger : que dira Nicolas Hulot quand on lui opposera que «les gens» ont voté, même si le périmètre de cette consultation «démocratique» était pipé?

Attendons ainsi le départ de cette figure «populaire». C'est marrant, d'ailleurs, comme le populisme touche également certains journalistes : Hulot n'est pas présenté comme «compétent», mais «populaire»!

Deuxième exemple, mais qui devrait durer un peu plus longtemps que Nicolas Hulot, Françoise Nyssen, l'héritière d'Hubert Nyssen, fondateur des éditions Actes sud au ministère de la Culture. Les a priori sont favorables en ce sens que Françoise Nyssen - mais pourquoi pas Odile Jacob ? - est une entrepreneuse de talent. Après, on ne gère pas un service public comme une entreprise, et la maison Culture en France est sacrément en bordel après les coupes claires subies depuis ces dernières années, amorcées sous couvert de RGPP (révision générale des politiques publiques), mais appauvrissant partout les structures qui avaient connue l'embellie, parfois dispendieuse, sous les ministères Jack Lang.

Que fera donc, sans moyen réels, Françoise Nyssen ? Sa mission sera davantage de permettre la monétisation de la culture. Exit la notion d'exception culturelle à la française, exceptions faites dans le cinéma et le prix unique du livre qui restent des piliers de l'industrie cinématographique française et du maintien de quelques librairies. Ces dernières ne vont pas bien en France, et si l'économie du livre s'est portée quelques mois un peu mieux, la tendance lourde est un affaiblissement paradoxal : une masse toujours plus importante de titres édités, et un lectorat toujours plus fragile. C'est donc sur ce point que la ministre devra faire porter ses efforts et donner des moyens à son ministère pour renverser la tendance de cette faiblesse du lectorat. Malheureusement, la séparation des deux ministères de l'éducation et de la culture ne prêche pas en ce sens.

Question patrimoine, musées et autres billevesées, la tendance va également dans le sens d'un renforcement d'une culture parigot-parisienne : les moyens des musées nationaux seront maintenus tandis que les musées de province vont aller se raréfiant, voire en fermant, faute de moyens, exceptions faites pour quelques musées dont la notoriété draine vers eux des financements obligés.

J'ai toutefois l'intuition que le statut des intermittents du spectacle, qui n'est toujours pas réglé pour le patronat, connaîtra de nouvelles attaques puisqu'il s'agit d'une part de revoir de manière drastique le système paritaire des allocations chômage et d'autre part de s'attaquer plus symboliquement aux chômeurs. La réforme du code du travail qui doit connaître une nouvelle phase pendant l'été sera certainement l'un des points sur lesquels la contestation repartira. Le ministère de la Culture sera bien évidemment concerné, et je ne suis pas sûr que cela se passera aussi facilement que la docile Filipetti avait accepté de jouer son rôle de passeuse de pilules. A voir donc.

Sinon, la France de Macron reste la même que celle de Hollande : dans l'état d'urgence qui est toujours défendu par le ministre de l'intérieur Collomb, aider des migrants relève toujours du délit : je relève cette brève du 19 mai dans Nice matin : 

«Le tribunal correctionnel de Nice a condamné ce vendredi matin Francesca Peirotti, 29 ans, pour avoir tenté de passer la frontière franco-italienne avec huit migrants à son bord.»

Bref, rions pour ne pas avoir à pleurer.


Cette vidéo est vieille d'un an. Croyez-vous qu'elle n'est plus d'actualité ?


vendredi 19 mai 2017

Nouvelle attaque contre la Grèce

Nouvelle attaque antisociale contre les Grecs par ceux qui sont censés les défendre.
Il est maintenant absolument évident que le système financier européen fait de ce pays un laboratoire d'expérimentation antisociale. Le résultat des différentes politiques d'austérité a conduit à la catastrophe. Tout se passe comme le racontait l'humoriste algérien Fellag : «quand on est au fond de la piscine, où l'on devrait donner un coup de talon pour remonter à la surface, nous, on creuse». 

En Grèce depuis des années, le système capitaliste dépossède les Grecs de leurs moyens de production en ayant organisé la corruption des élites avec la banque Goldman-Sachs, en créant un déficit abyssal, et en faisant vendre à l'encan l'ensemble des services publics. Aujourd'hui, la jeunesse qualifiée n'a plus aucun espoir d'envisager son avenir en Grèce. Continuer à croire que tout cela ne relève que de la «nature» corrompue des Grecs ou de leurs incompétences, voire même de la faute à «pas de chance» procède de la même volonté d'auto-aveuglement face à la pulsion destructrice de ce même capitalisme.

Aujourd'hui en France, le système Macron se met en place. L'ancien ministre, l'économiste Yannis Varoufakis, bien tiède dans sa participation au gouvernement Tsípras, a appelé à voter pour lui. Il ne faut pas croire que les affaires de la France ne sont pas celles de la Grèce. Nous sommes tous liés dans un même élan civilisationnel, et sommes donc en devoir de ne pas penser nationalement comme le système le voudrait. Il faut redire que la volonté de vivre, en harmonie, et fraternellement s'oppose à ce système qui organise la casse des services publics à la seule vertu de créer de la marge profitable pour les intérêts privés.

Devant le pseudo danger que l'on a bien voulu voir dans la figure xénophobe du Front national et de son égérie, je n'ai pas ouvertement appelé à empêcher l'élection d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui, il est à la manœuvre. Il conviendra que l'intelligence regagne du terrain dans ce pays, et s'organise en contre-pouvoir pour permettre à la société de retrouver ses marques, refonder des institutions solidaires, des perspectives pour partager nos biens communs que sont nos espaces de vie, nos ressources naturelles.

En attendant, il va falloir s'attendre à assister à accueillir de plus en plus de personnes qui ne peuvent plus vivre dans leur pays de naissance. Tout ceci participe également de la volonté de déstructuration des territoires, La seule façon d'y répondre est d'affirmer coûte que coûte notre volonté de fraternité.

Photo Ayhan Mehmet. Anadolu Agency

Lisez l'article de Libération ici.

jeudi 18 mai 2017

Gli anarci

En version italienne,  ce n'est pas mal non plus...
Je ne manquerai pas de commenter sans tarder sur le nouveau gouvernement des Français qui apporte de nouvelles occasions de rire...

mardi 16 mai 2017

La chemise blanche

Une chanson de Vassílis Tsitsánis chantée par Ióta Néga

J'ai tant pleuré pour vous, que je teindrai en noir ma chemise blanche, en noir comme mes yeux.


lundi 15 mai 2017

Le miracle Emmanuel

Oui, Emmanuel fait des miracles : il suffisait de voir les femmes, les enfants, les médaillés militaires, les oies cendrées, les soldats inconnus, les maires de Lyon, les Serge Moati, les CAC 40, les représentants du patronat et du macronat, les pyramides du Louvre, tous, oui tous versaient une larme et se touchaient pour vérifier qu’ils ne rêvaient pas ; oui, le miracle Emmanuel touche la France, et tous les militants de la marche en France, les randonneurs, les petits marcheurs, les petits baigneurs, tous s’accordent à reconnaître les mérites de ce jeune homme : il guérit les macrouelles.

De nombreux témoignages affluent : le soldat inconnu nous affirme qu’il a ranimé sa flamme, et d’autres amis gays nous disent que son action a été insigne : « Sur insigne de toi, Manu, je me lèverai ! »  Quel enthousiasme !

Et dans la blogosphère, le célèbre blogueur Another noche nous raconte :

« Sur ma moto Satisfaction, je traversais le désert de Solférino, bien connu pour ses embûches, ses chausse-trappes ; on peut y tomber dans des trous sans fond à cause de l’absence de lumière et de la nuit noire qu’il y fait depuis des années. Les frondeurs qui restent à la lisière de ce désert essayent de rassembler quelques neurones, mais la seule issue possible est d’abandonner le désert et de pousser la moto en marche. Et justement, j’avais été pris d’une douleur au périnée à cause du frottement de la selle en chevauchant les bosses et les cassis, et un kyste s’était formé qui était devenu chaud et douloureux. Un spécialiste m’avait diagnostiqué une hamonite, irritation typique du fondement dans le désert de Solférino.

Eh bien, le croirez-vous ou non, Emmanuel m’a guéri de cette hamonite ! Et je suis ainsi sorti du désert de Solférino. La recette : vous passez deux doigts sur la photo d’Emmanuel, sur ses beaux yeux bleus, et vous vous les mettez ensuite dans le fondement. Non seulement vous guérissez instantanément de l’hamonite, mais vous ressentez un plaisir qui vous remonte en vous prenant les tripes jusqu’à l’explosion orgasmique : tadam ! et un cri de jouissance vous sort de la gorge : proud and liberal ! Ah Manu ! Je suis à toi, je serai ton témoin de macrouelles ! »

Laissons là notre ami Another noche dont l’esprit a été ravi par Manu ; et il n’est pas le seul : d’autres blogueurs ont également voulu témoigner de la force incroyable de notre Manu.
L’autre célèbre blogueur Toutou, qui raconte sa Vie de Toutou, nous dit qu’il souffrait également dans sa vie de couple, car son Zarimoli connaissait des problèmes de bambou.

« En effet on sait que le bambou n’est pas toujours aussi raide qu’on le voudrait, et que le bambou se transforme facilement en roseau qui s’agite sous les effets du vent. »

Enfin, bref, le bambou de Zarimoli, avait des difficultés, avait des tendances à rosir — on appelle ça une bambite —, et bien évidemment, tout cela ne convenait pas à notre ami Toutou qui préfère de loin les bambous beaucoup plus clairs aux yeux bleus. Eh bien, que croirez-vous qu’il arriva ? De deux doigts passés sur la photographie de Manu affublée du slogan : « Ensemble la frange », puis deux doigts passés sur le bambou, et voici que le bambou change de couleur, et que cet affreuse teinte rose s’en va pour un joli bleu qui va beaucoup mieux au teint de Zarimoli, avec une solidité de vrai bambou et non de roseau baladeur… »

Félicitons Toutou pour avoir fait le bon choix avec Manu. Oui, vous l’aurez compris, en cas de problème, même si vous n’êtes pas celui dont Manu rêva, Manu sera là pour vous assister, vous promettre qu’il pensera très fort à ses engagements, comme François avant lui l’avait fait. Rappelez-vous la recette : deux doigts sur la photo de Manu, vous vous les mettez là où ça fait mal, et, miraculeusement, la douleur disparaîtra ! Et les effets sont durables : au moins cinq ans.



Toi aussi, passe deux doigts sur la photographie de Manu.
Tu peux les mettre maintenant là où ça te fait mal