Je préfère le dissensus dur au caramel mou

Je préfère le dissensus dur au caramel mou
Medusa – Il Caravaggio

Parfois on aimerait, face à la violence du monde, qu’un garçon vous prenne dans ses bras et murmure : « Ça ira, je suis là, on connaîtra des jours meilleurs… »

dimanche 1 mai 2016

Avant l'envol


Ennio Moricone - Here's to you Nicolas and Bart


Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti : nul n'est besoin, j'imagine, de rappeler l'histoire, seulement les paroles de Bartolomeo Vanzetti à ceux qui les jugeaient :



« Si cette chose n'était pas arrivée, j'aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J'aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n'aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d'un bon cordonnier et d'un pauvre vendeur de poissons, c'est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe.

(If it had not been for these things, I might have lived out my life talking at street corners to scorning men. I might have died, unmarked, unknown, a failure. Now we are not a failure. This is our career and our triumph. Never in our full life could we hope to do such work for tolerance, for justice, for man's understanding of man as now we do by accident. Our words — our lives — our pains — nothing! The taking of our lives — lives of a good shoemaker and a poor fish-peddler — all! That last moment belongs to us — that agony is our triumph.) »
La musique d'Ennio Morricone est une mélodie composée sur une structure simple qui lui donne toute sa force.

Passez un bon dimanche, si possible en promenant ensemble au soleil contre les projets imbéciles de destruction des lois sociales !


samedi 30 avril 2016

Lumière dans la nuit urbaine


Gay en tablier

L'excellent Guillaume Meurice est allé interroger des  vendeurs de daube. Surprise, le délirant André Manoukian, qui fait parfois des papiers sur France Inter accumulant les bêtises en matière de musicologie, était parmi les frangins au tablier.
Une question que Guillaume n'a pas posée : y a-t-il des gays parmi les frangins ? Sans doute  (j'en ai moi- même rencontré !)...  Comme quoi on peut aimer les lobbies de toute sorte !
J'en reste, quant à moi, à la conclusion de Guillaume !


jeudi 28 avril 2016

Brèves du matin



Afficher l'image d'origineSociété, tu m’auras pas

Hier à Cultura j’ai entendu une chanson de Renaud. J’avais cru, que comme pour Claude François, on était sauvé par le gong et par la picole. C’est raté. C’est même pire : la voix est éraillée, la diction est plus traînante que jamais, et le contenu est affligeant. Il dit : « Vous m’avez manqué. » Si c’est à moi qu’il parle, je le rassure : pas du tout. Finalement, est-ce que ça ne serait pas mieux qu’il se remette à boire ?


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Le petit stagiaire

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Dans le service, il y a un petit stagiaire, tout mignon, de beaux yeux bleus un peu verts, des cheveux noirs un peu longs. Il m’a demandé de lui corriger la traduction qu’il avait faite en anglais. Comme il y avait beaucoup de fautes, de frappe notamment, je me suis fait un plaisir de lui expliquer en quoi son texte devait s’échapper d’une traduction littérale à partir du français. Si j’avais eu moi-même un peu plus de temps, je crois que j’aurais volontiers prolongé la leçon. Il termine à la fin de la semaine prochaine. Je pense que je vais faire prolonger son stage, d’autant qu’on a besoin de traduire d’autres textes que je me ferai un plaisir de corriger.

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La grande raie publique

Afficher l'image d'origineJe n’ai pas eu le temps de parler de ce qui s’est passé et de ce qu’il y a encore place de la République à Paris, mais pas seulement à Paris. Je n’ai pu m’empêcher de rire, voyant Finkielkraut écumer de rage parce qu’il s’était fait sortir de ce lieu où les gens s’organisent de manière un peu foutraque, et c’est bien. En même temps, j’imagine que si des jeunes s’étaient pointés pour parler à son émission de France Culture, Répliques, le samedi matin, on ne les aurait sûrement pas laissés s’exprimer, puisque ce type autocentré sur la pensée ringarde n’a de souci que de faire taire les autres. Bref, il ne s’est rien passé, et c’est très bien ainsi.

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Lo torn de l’ase

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Voilà un moment que je n’ai pas conchié François Hollande dans mon blog. Ça ne me manque pas, mais comme maintenant c’est l’ensemble de la presse qui, jour après jour, relève les contradictions, l’absence de décisions, la lâcheté morale de ce type, parfait exemple de ce que mon collègue Emmanuel Todd appelle « catholique zombie », je n’ai plus besoin de le faire moi-même. Carnaval est passé, mais en guise de punition pour son absence d’éthique, ses manques de compassion pour les paysans qui se suicident, pour les réfugiés que la France n’accueille pas, pour les donneurs d’alerte (il a refusé d’accueillir Edward Snowden) mis en danger, etc., etc., je lui aurais bien fait faire le tour des usines fermées et des banques florissantes juché sur un âne, à l’envers, histoire de lui donner une autre vision sur le monde, cette fois bien décalée.

mercredi 27 avril 2016